08 juin 2008
Patience..
Il fais une chaleur ce soir.. 27 degrées ,mais surement plus avec l'humiditée..
En regardant l'image j'ai vue que la damoiselle commencait a perdre patience.. Autant que le monsieur..Et y'a de quoi !!!
Kiss et pleins de colleux !!!!
Made in Québec ???
D'abord je vais vous apprendre quelque chose que bon nombre d'entre vous ne sait peut-être pas : les ancêtres des Québécois, arrivés en Nouvelle-France, à peu près entre 1650 et 1750, ne parlaient pas tous le français ! En fait, seulement un tiers environ parlait bien le français au moment de leur débarquement au Canada ! Leur langue maternelle n'était pas le français.
Ah bon ? Ils ne parlaient pas français ?! Ce n'était pas des Français ?
C'était bien des Français, mais ils ne parlaient pas tous le français. Ceux qui venaient de la région parisienne, oui, mais les autres, leur langue, c'était : le gallo, le normand, l'orléanais, le poitevin-saintongeais, le picard, etc.
Je devine vos réactions : c'est quoi ça le normand ? Le gallo ? .... Ah oui, ce sont des patois ! Du français de paysans, un peu malmené, mais du français quand même. Et bien non non et non ! Lisez cette phrase en gallo : "V'alétz vantiers viendr a nóz veir adseir !" (source : wikipedia). Vous y avez compris quelque chose ? C'est du français ? Non.
Le gallo, le normand, etc., font partie de la famille des langues d'oïl, qui sont les langues romanes (issues du latin) du nord de la France. Ces langues ressemblaient au "françois", la langue de la région parisienne, et celle du roi. Mais elles se ressemblaient à des degrés divers : les gens de la région d'Orléans et les Parisiens pouvaient se comprendre à peu près. Entre Normands et Parisiens, ça allait plus ou moins bien, en parlant lentement et distinctement. Mais entre Picards et Poitevins, là, on ne se comprenait quasiment pas. Quand aux langues originelles de la partie sud de la France, les langues d'oc, et les langues franco-provencales, n'en parlons pas, on est carrément plus près de l'italien !
Mais les ancêtres des Québécois venaient essentiellement d'un grand quart nord ouest de la France, là où l'on parlait les langues d'oïl, qui, je le rappelle, se ressemblent. Mise à part ceux de l'ouest de la Bretagne qui parlaient le breton, une langue celte, qui n'a rien à voir.
Donc arrivés au Québec, ces personnes de régions françaises différentes ont du se trouver une langue commune pour communiquer. Comme une grande minorité parlaient déjà le français, plus ou moins bien, et que le clergé (qui était très influent) savaient le français, ainsi que les fonctionnaires, la population de Nouvelle-France a donc logiquement choisi le français.
Très vite donc les habitants de la nouvelle France abandonnent leur langue natale et apprennent le français. C'est d'ailleurs amusant de constater que les colons du Canada se sont mis au français avant leurs cousins restés dans les campagnes de France.
Mais ces colons n'ont pour autant pas abandonné tous les mots (*) de leur langue d'origine, et ils n'ont pas cherché forcément à respecter l'accent et le vocabulaire de la langue de Paris.
Ce qui veut dire que, dès le début, le français de la Nouvelle-France prend une tournure différente de celui de France. Et puis, il y a eu la conquête britannique. Les Québécois se sont retrouvés coupés de la France, et leur français a évolué différemment de celui de France, sans oublier qu'il y a eu l'influence anglaise.
C'est pour toutes ces raisons que le Français du Québec est différent.
(*) Voici quelques mots des langues d'oïl qu'on retrouve dans le français du Québec, et qui ne sont pas présents dans le français de Paris :
(s') abrier
à matin
achaler
accreire
baliyer
bavasser
boucane
broue
brunante
dreite
garrocher
maganer
mais que ( dès que)
mâlard (canard colvert)
mouiller (pleuvoir)
neu
restaer (habiter)
sacraer
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Voila le pourquoi du comment.. C'est pas mal ;D
Kisss








